Cadre juridique et types de contrats

Le droit suisse ne définit pas le travail sur appel dans une disposition spécifique du Code des obligations : il est traité par la jurisprudence et les dispositions générales du contrat de travail. En pratique, deux formes coexistent :

Droit au salaire en cas de convocation annulée

Si l'employeur a convoqué le salarié et annule la mission au dernier moment, le salarié a droit au salaire pour les heures prévues (CO 324, risque d'exploitation dévolu à l'employeur). La durée de prévenance raisonnable n'est pas fixée par la loi mais la pratique judiciaire admet généralement que toute annulation intervenant moins de 24 à 48 heures avant la prestation engage l'employeur à rémunérer le travailleur.

En revanche, si le salarié refuse une convocation sans motif valable, il perd simplement le salaire correspondant : il n'y a pas de faute sauf si le refus répété constitue une violation des obligations contractuelles.

Cotisations sociales et droits associés

Les travailleurs sur appel sont soumis aux mêmes cotisations sociales que les salariés ordinaires : AVS, AC et LPP s'appliquent dès les premiers francs pour l'AVS, et au-delà du seuil d'entrée LPP (21,510 CHF annuels en 2026) pour la prévoyance professionnelle. Les petits engagements irréguliers peuvent rester sous le seuil LPP et nécessitent une attention particulière lors de l'accumulation de plusieurs employeurs.

Le salarié sur appel bénéficie également des droits aux vacances (au minimum 4 semaines par an en proportion des heures effectuées), à la protection contre le licenciement en cas de maladie, et à l'assurance accidents LAA dès le premier jour de travail si l'employeur est assujetti à la SUVA.

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